1 – Dans une maison individuelle non isolée, les parts des déperditions de chaleur sont :
a – pour le toit : 25 à 30%,
b – pour les murs : 20 à 25%,
c – pour l’air renouvelé et fuites : 20 à 25%,
d – pour les fenêtres : 10 à 15%,
e – pour les planchers bas : 7 à 10%,
f – pour les ponts thermiques : 5 à 10%,

2 – Une mauvaise isolation du toit (ou des combles) peut être
détectable en hiver par temps de neige. La neige accumulée
sur les toits, fondra plus vite, dès qu’une habitation
présentera un défaut d’isolation au niveau de sa toiture. Voir
exemple de la photo ci-contre.

3 – Pour améliorer le confort thermique d’une habitation, nous
utilisons des isolants thermiques qui permettent de réduire la
quantité de chaleur transmise avec l’extérieur. Plusieurs
types de matériaux isolants existent :
a – isolant minéral (laine de verre, laine de roche, etc.),
b – isolants naturels :
• isolant végétal (ex : liège, fibres de lin, ouate de cellulose, chanvre, fibres de bois,
paille, toiture végétalisée, etc.),
• isolant animal (laine de mouton, plumes de canard, etc.),
c – les isolants synthétiques (polystyrène expansé, polyuréthane, etc.),
d – les isolants nouvelles générations (brique monomur, béton cellulaire, panneaux isolants
sous vide PIV, etc…).
e – les isolants mince appelés aussi « isolants réflecteurs », « multicouches ». Ils sont
assemblés d’une ou plusieurs couches d’aluminium ou film plastique aluminé, l’isolant
mince comprend différentes couches de natures diverses : mousse souple, polyéthylènes à
bulles, feutre d’origine animale, végétale ou de synthèse. Ce sont des isolants de faible
épaisseur.
4 – On améliore l’isolation thermique d’un matériau en augmentant son épaisseur. Pour une
efficacité optimale, toutes les parois doivent être isolées. Pour une habitation, on isole les
murs extérieurs, le plancher sur vide sanitaire et le plafond sous les combles (toiture).
5 – La performance thermique d’un matériau isolant s’appelle la résistance thermique R.
Plus R est grand et plus le matériau est isolant.
R dépend de deux paramètres : en fonction de la conductivité thermique λ (lambda) propre V à chaque matériau et en fonction de son épaisseur e.



Sur l’image infrarouge, plus la zone va vers la couleur jaune/blanc, plus les déperditions de chaleursont importantes. Dans ce cas, le haut du toit ainsi que les planchers bas sont des zones de fortes
déperditions de chaleur (certainement un défaut d’isolation).


Les lignes jaunes de cette image infrarouge mettent en évidence l’existence de ponts thermiques
situés à tous les étages de l’immeuble.